Gracula religiosa
| Règne | Animalia |
|---|---|
| Embranchement | Chordata |
| Sous-embr. | Vertebrata |
| Classe | Aves |
| Ordre | Passeriformes |
| Famille | Sturnidae |
| Genre | Gracula |
Statut CITES
Le Mainate religieux (Gracula religiosa) ou Merle des Indes est une espèce de passereau de la famille des Sturnidae apte à imiter la voix humaine[1].
Description
modifierIl n'y a pas de dimorphisme sexuel chez ces oiseaux[2].
Cet oiseau mesure de 27 à 31 cm[3]. Son plumage est noir brillant. Son bec est jaune et il a une caroncule jaune derrière l’œil[4].
Il peut vivre de 15 à 30 ans.
Le Mainate religieux est actif le jour. Il est presque entièrement arboricole.
C'est un oiseau grégaire bruyant qui vit en couples ou en petits groupes d'une demi-douzaine environ et il se perche souvent haut dans les arbres. Il ne descend qu'occasionnellement dans les fourrés pour manger. On observe parfois de grands rassemblements de mainates avec d'autres oiseaux frugivores tels que les calaos et les barbus sur les arbres riches en fruits comestibles.
Son alimentation est constituée essentiellement de fruits et de baies et aussi de bourgeons floraux, de nectar et d'insectes.
Le Mainate religieux est monogame. La saison de reproduction se situe entre avril et juillet. Le couple construit un nid dans un trou dans un arbre avec des brindilles, des feuilles et des plumes. La nichée est habituellement de deux ou trois œufs.
Répartition et sous-espèces
modifierSelon AviList[5] :
- G. r. peninsularis Whistler & Kinnear, 1933 — est de l'Inde ;
- G. r. intermedia Hay, 1845 — de l'Himalaya à travers le sud de la Chine et l'Indochine ;
- G. r. andamanensis (Beavan, 1867) — iles Coco et Andaman-et-Nicobar ;
- G. r. religiosa Linné, 1758 — péninsule Malaise, Sumatra, Bornéo et Java ;
- G. r. batuensis Finsch, 1899 — Batu et îles Mentawai ;
- G. r. palawanensis (Sharpe, 1890) — Palawan ;
- G. r. miotera Oberholser, 1917 — Simeulue ;
- G. r. robusta Salvadori, 1887 — Nias, Babi et îles Banyak ;
- G. r. enganensis Salvadori, 1892 — Enggano.
Il est pratiquement éteint au Bangladesh en raison de la destruction de l'habitat et de la surexploitation pour le commerce d'animaux de compagnie. Une population sauvage sur l'île Christmas a également disparu. Des populations introduites existent à Sainte-Hélène, à Porto Rico et peut-être aux États-Unis continentaux.
Les spécimens sauvages ont besoin d'au moins un climat subtropical humide pour persister[6].
Comportement
modifierLe Mainate religieux a des vocalisations extrêmement variées, comprenant toute une gamme de sifflements, de cris stridents, de plaintes et de croassements. Son chant est mélodieux. Ses appels sont purs et très sonores. Parmi ses cris caractéristiques, il y a des ti-ong ou cli-ong sifflés, des tchièrk et des fiiiou traînants[7].
Il est aussi un beau parleur. Le Mainate imite, souvent mieux que les perroquets, les sons et même la voix humaine[8], à condition qu'on l'ait eu tout jeune.
Il faut bien réfléchir avant de prendre un Mainate chez soi car cet animal est très sale. Quand il mange il secoue la tête et projette des aliments tout autour de la cage. La cage doit être nettoyée pratiquement tous les jours car le Mainate produit des excréments liquides et abondants.
Évocation artistique
modifierLe don d'"oiseau parleur" qui imite la voix humaine du Mainate sert de base au scénario du court-métrage "Noces" (3 minutes) réalisé par le thaïlandais Banjong Pisanthanakun, court-métrage du film à sketches The ABC's of Death.
Le compositeur Olivier Messiaen s'est inspiré de son chant dans l'une des pièces de ses oiseaux exotiques, écrites entre 1955 et 1956[9].
Le Mainate est un élément scénaristique du roman Le Fleuve Sacré de Shūsaku Endō.
Dans la saison 1 de la série Twin Peaks, le chant de Waldo, le mainate de Jacques Renault, enregistré sur une cassette, permet de confirmer l'identité de deux des agresseurs de Laura Palmer.
Dans son roman Une forêt[10], Jean-Yves Jouannais imagine les mainates de la forêt de Hasbruch, où s'entraînaient des nazis durant la guerre, continuer à chanter leur hymne officiel, le Horst-Wessel-Lied,une fois la paix revenue.
Galerie
modifier-
Gracula religiosa sur un arbre (Parc national de Bako, Malaisie)
-
Gracula religiosa en vol (Parc national de Bako, Malaisie)
Systématique
modifierL'espèce Gracula religiosa a été décrite par le naturaliste suédois Carl von Linné en 1758[11].
Annexes
modifierLiens externes
modifier- Oiseaux.net : Gracula religiosa (+ répartition)
- (en) Congrès ornithologique international : Gracula religiosa dans l'ordre Passeriformes (consulté le 25 mai 2015)
- (en) CITES : Gracula religiosa Linnaeus, 1758 (+ répartition sur Species+) (consulté le 25 mai 2015)
- (fr) CITES : taxon Gracula religiosa (sur le site du ministère français de l'Écologie) (consulté le 25 mai 2015)
- (en) UICN : espèce Gracula religiosa Linnaeus, 1758 (consulté le 2 septembre 2020)
- (fr) eBird : Gracula religiosa
Notes et références
modifier- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Common hill myna » (voir la liste des auteurs).
- ↑ François Bauvois, « Braconnage : la nouvelle guerre : Patrimoine naturel : une richesse menacée », Gavroche Thaïlande, no 117, mars 2004, p. 13 (lire en ligne [PDF])
- ↑ A. Mete, H. G. Hendriks, P. H. M. Klaren et G. M. Dorrestein, « Iron metabolism in mynah birds (Gracula religiosa) resembles human hereditary haemochromatosis », Avian Pathology, vol. 32, no 6, 1er décembre 2003, p. 625–632 (ISSN 0307-9457, PMID 14676014, DOI 10.1080/03079450310001610659, lire en ligne, consulté le 21 avril 2020)
- ↑ Collectif, Histoire naturelle, Flammarion, mars 2016, 650 p. (ISBN 978-2-0813-7859-9), Mainate religieux
- ↑ Collectif (trad. François Poncioni), Le règne animal, Gallimard Jeunesse, octobre 2002, 624 p. (ISBN 2-07-055151-2), Mainate religieux page 358
- ↑ AviList Core Team. 2025. AviList: The Global Avian Checklist, v2025. https://doi.org/10.2173/avilist.v2025
- ↑ (en) Sálim Ali, Handbook of the birds of India and Pakistan 5, 5,, vol. 5, New Delhi, Oxford University Press, 1987, 2e éd. (OCLC 311599368), p. 191-194
- ↑ Les Beletsky (trad. Marc Duquet), Les plus beaux chants d'oiseaux du monde, Éditions du Gerfaut, 2021, 368 p. (ISBN 978-2-35191-242-3), Mainate religieux pages 280 et 281
- ↑ Jan Hanzak (trad. Michel Cuisin, préf. Jean Dorst), Encyclopédie illustrée des oiseaux, Prague, Gründ, 1973, 5e éd., 580 p., Illustrations 960 et 961 page 511
- ↑ Institut de Recherche et Coordination Acoustique / Musique (IRCAM), « Note de Oiseaux exotiques », sur brahms.ircam.fr
- ↑ Jean-Yves Jouannais, Une forêt, Albin Michel, 2026, 106 p. (ISBN 9782226499523)
- ↑ Linnaeus, C. 1758: Systema Naturae per regna tria naturæ, secundum classes, ordines, genera, species, cum characteribus, differentiis, synonymis, locis, Tomus I. Editio decima, reformata. Holmiæ: impensis direct. Laurentii Salvii. i–ii, 1–824 pp doi: 10.5962/bhl.title.542: page 108










