Le Farman F.20 ou HF.20 et ses dérivés sont une famille d'avions de reconnaissance produits en France peu avant et pendant la Première Guerre mondiale. Il s'agit d'une version améliorée du Farman MF.11 « Shorthorn » sans les patins d'atterrissage typiques du modèle et inspiré des conceptions d'Henri Farman.

Farman F.20
Image illustrative de l’article Farman F.20

Constructeur Farman
Rôle Reconnaissance, formation
Premier vol 1913
Dérivé de Farman MF.11
Équipage
2 (pilote, observateur)
Motorisation
Moteur Gnome Lambda
Nombre 1
Type Rotatif à 7 cylindres en étoile.
Puissance unitaire 80
Dimensions
Envergure 13,65 m
Longueur 8,06 m
Hauteur 3,15 m
Surface alaire 35 m2
Masses
À vide 360 kg
Maximale 660 kg
Performances
Vitesse maximale 165 km/h
Rayon d'action 315 km
Autonomie 3
Charge alaire 18 kg/m2
Rapport poids/puissance 8,25 kg/ch
Armement
Interne 1 mitrailleuse pour l'observateur

Il entre en service dans les armées française, belge et serbe en 1913 (deux avions effectuent des reconnaissances pendant le siège de Scutari lors de la première guerre des Balkans et un s'écrase) et dans le Royal Flying Corps et le Royal Naval Air Service britanniques peu après le déclenchement de la guerre. Le type est également construit sous licence au Royaume-Uni par Airco et Grahame-White.

Le F.20 manque sérieusement de puissance et divers moteurs sont testés dans l'espoir de corriger ce problème, sans grand succès. Le problème n'est finalement résolu que lorsqu'un moteur deux fois plus puissant que le groupe motopropulseur d'origine est installé sur la variante HF.27, mais l'avion était alors obsolète. Les performances du F.20 suffisent néanmoins pour des fronts secondaires.

Variantes

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HF.20
version originale avec moteur Gnome Lambda
HF.21
15.5 m Version d'envergure et de surface alaire augmentées, équipée du moteur Gnome Lambda. Au moins l'un des rares exemplaires construits a servi dans les troupes d'aviation suisses.
HF.22
15.58 m Version à envergure et surface d'aile augmentée avec moteur Gnome Lambda.
Hydravion HF.22
(alias HF.22bis ou HF.22-H construit par Savoia)
HF.23
18.08 m d'envergure avec moteur Gnome Lambda
HF.24
11.5 m Version acrobatique avec moteur Gnome Lambda
HF.27
Moteur Canton-Unné R9 de 155 cv ou Moteur Renault de 240 cv avec un train d’atterrissage revu et des roues avant similaires à celles du Voisin III.

Opérateurs

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HF-20 des Forces aériennes suisses pendant la Première Guerre mondiale
  Argentine
  Belgique
  Danemark
  France
Escadrille HF 1
Escadrille HF 7
Escadrille HF 13
Escadrille HF 19
Escadrille HF 28
Escadrille HF 32
  Grèce
  Royaume d'Italie
  Japon
  Pays-Bas
  Roumanie
  • Corps aérien roumain
  Russie
  Serbie
  Union soviétique
  Suède
  Suisse
  • Forces aériennes suisses
  • Un exemplaire est acheté par la Suisse à son propriétaire en aout 1914. Jugé trop lent pour un service actif il est utilisé pour la formation et l'entrainement cet avion est détruit à l’atterrissage vers le 15 mai 1916 sans que le pilote ne soit blessé. Quinze jours plus tard un autre Farman F.20 est acheté à son propriétaire, utilisé intensivement pendant trente mois avant d'être retiré du service pour cause d'usure[1].
  Royaume-Uni
  Union d'Afrique du Sud

Notes et références

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(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Farman HF.20 » (voir la liste des auteurs).
  1. Jacob Urech, Les avions des troupes d'aviation suisses depuis 1914, Stäfa, Éditions Th. Gut et Cie, 1974, 366 p., p. 26-27

Bibliographie

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  • Klaauw, « Unexpected Windfalls: Accidentally or Deliberately, More than 100 Aircraft 'arrived' in Dutch Territory During the Great War », Air Enthusiast, no 80,‎ march–april 1999, p. 54–59 (ISSN 0143-5450)
  • Jean Liron, Les avions Farman, vol. 21, Paris, Éditions Larivière, coll. « Collection Docavia », 1984 (OCLC 37146471)
  • Thomas, Andrew. "In the Footsteps of Daedulus: Early Greek Naval Aviation". Air Enthusiast, No. 94, July–August 2001, pp. 8–9. (ISSN 0143-5450)ISSN 0143-5450
  • Michael J. H. Taylor, Jane's Encyclopedia of Aviation, London, Studio Editions, 1989, 380–381 p.
  • World Aircraft Information Files, London, Bright Star Publishing, File 894 Sheet 14–15

📚 Artikel Terkait di Wikipedia

Liste de moteurs d'avions

Opposed 12 Gnome et Rhône Gnome Sigma Gnome Omega Gnome Lambda Gnome Double Lambda Gnome Monosoupape Gnome et Rhône 5K et 7K Titan et Titan Major Gnome et Rhône

Sopwith Tabloid

un moteur Gnome Lambda connurent une utilisation limitée au cours des premières années de guerre, certains Schneider motorisés par des Gnome Monosoupape

Morane-Saulnier Type L

que son prédécesseur le Nieuport IV. Il est équipé d'un moteur rotatif Gnome Lambda de 80 ch, puis d'un moteur Le Rhône 9C. Sur les autres projets Wikimedia :

Caudron Type J

Marine française. Le premier était équipé d'un Gnome Delta de 100 ch, les 2 autres par un Gnome Lambda de 80 ch. Avec le deuxième exemplaire, René Caudron

Caudron Type E

moteur en étoile rotatif (7 cylindres tournant autour du vilebrequin) Gnome Lambda de 70 ch (51 kW) était monté à l'avant sous un capot semi-circulaire

Caudron Type H

inférieure, avec un moteur rotatif (ce sont les cylindres qui tournent) Gnome Lambda 7 cylindres de 70 ch protégé par un demi-capot dans le nez de l'avion

Caproni Ca.18

au patin de queue. La motorisation a été confiée à un moteur rotatif Gnome Lambda de fabrication française capable de développer une puissance de 80 ch

Caproni Ca.16

vide (kg) 435 ? 365 Poids en charge (kg) 685 ? 615 Motorisation 1 Gnome Lambda 1 Gnome Le Rhone 9C Type de moteur 7 cylindres radial 9 cylindres radial